Le château, une prison sans barreauw École de préservation, Cadillac, fonds Henri Manuel, années trente
L’exposition
« Le château, une prison sans barreaux ? Un patrimoine au secours des enfants de justice, XIXe-XXe siècles »

Créée et diffusée par le Centre d’exposition historique de la Protection judiciaire de la jeunesse

du 21 novembre 2007 au 29 février 2008
Centre d’exposition historique (PJJ 91)
CAE Ferme de Champagne
91605 Savigny-sur-Orge

Les têtes de chapitres
(1) Un patrimoine en déshérence
(2) Des châteaux pour mieux enfermer
(2a) Le château-prison (1890-1947)
(3) Une vie de château ?
(3a) Le château “familial” (1947-1970)
(4) Rêve de pierre et nostalgie de la baraque
(5) Écoles in situ
(6) Haro sur les indésirables !
(7) “Châteaux à vendre !”
(7a) Les anti-châteaux ? (1960-…)
(7a) Les anti-châteaux ? (1960-…)

À partir des années 1970, le choix des châteaux est abandonné pour des structures plus petites, ouvertes et urbaines. Mais dès les années 1960, alors que la politique d’acquisition de domaines avec château se poursuit, une dizaine de projets de constructions neuves ex nihilo voit le jour. Ils montrent toute la difficulté de se détacher des modèles connus, de type carcéral ou pavillonnaire.

Avec le centre d’observation fermé de Juvisy-sur-Orge, conçu par l’architecte François Cazin entre 1965 et 1967, le pavillonnaire se conjugue avec un retour aux principes sécuritaires. Les pavillons qui accueillent les jeunes sont des tours circulaires ; les murs des salles au rez-de-chaussée sont en briques ajourées ; les « chambrettes » au 1er étage sont à surveillance panoptique ; l’enceinte de l’établissement en apparence peu élevée est renforcée par une déclivité de terrain ou « pas de loup ».

L’architecte Étienne Nouvellet propose en 1970 une architecture plus verticale et concentrée pour un foyer d’action éducative à Champigny-sur-Marne (projet non réalisé). Les bâtiments, administratif, d’hébergement des jeunes et de vie de groupe sont différenciés par la hauteur mais juxtaposés. Mais les expériences les plus novatrices sont sans doute celles des foyers de Sedaine, de Fontaine-au-Roi (11e), de Salomon-de-Caus (3e) à Paris, qui osent une véritable insertion des jeunes au cœur de la ville. Le centre de Sedaine ouvre ses portes en 1966 dans une construction neuve à cinq étages (architectes Jacques Marrast et Pierre Gelin) tandis que les deux autres prennent place dans le bâti existant (immeuble d’habitation populaire dans un cas, haussmannien dans l’autre). En 1973, le foyer de la rue Fontaine-au-Roi va plus loin proposant, de façon utopiste, de créer une véritable communauté de vie avec les autres habitants de l’immeuble qui sont invités à profiter de l’espace restauration du foyer. Le temps des châteaux est-il réellement fini ?

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Reportage photographique : installation de l'exposition
Reportage photographique : vernissage de l'exposition
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