| (7a) Les anti-châteaux ? (1960-
)
À partir des années 1970, le choix des châteaux est abandonné pour des structures plus petites, ouvertes et urbaines. Mais dès les années 1960, alors que la politique dacquisition de domaines avec château se poursuit, une dizaine de projets de constructions neuves ex nihilo voit le jour. Ils montrent toute la difficulté de se détacher des modèles connus, de type carcéral ou pavillonnaire.
Avec le centre dobservation fermé de Juvisy-sur-Orge, conçu par larchitecte François Cazin entre 1965 et 1967, le pavillonnaire se conjugue avec un retour aux principes sécuritaires. Les pavillons qui accueillent les jeunes sont des tours circulaires ; les murs des salles au rez-de-chaussée sont en briques ajourées ; les « chambrettes » au 1er étage sont à surveillance panoptique ; lenceinte de létablissement en apparence peu élevée est renforcée par une déclivité de terrain ou « pas de loup ».
Larchitecte Étienne Nouvellet propose en 1970 une architecture plus verticale et concentrée pour un foyer daction éducative à Champigny-sur-Marne (projet non réalisé). Les bâtiments, administratif, dhébergement des jeunes et de vie de groupe sont différenciés par la hauteur mais juxtaposés. Mais les expériences les plus novatrices sont sans doute celles des foyers de Sedaine, de Fontaine-au-Roi (11e), de Salomon-de-Caus (3e) à Paris, qui osent une véritable insertion des jeunes au cur de la ville. Le centre de Sedaine ouvre ses portes en 1966 dans une construction neuve à cinq étages (architectes Jacques Marrast et Pierre Gelin) tandis que les deux autres prennent place dans le bâti existant (immeuble dhabitation populaire dans un cas, haussmannien dans lautre). En 1973, le foyer de la rue Fontaine-au-Roi va plus loin proposant, de façon utopiste, de créer une véritable communauté de vie avec les autres habitants de limmeuble qui sont invités à profiter de lespace restauration du foyer. Le temps des châteaux est-il réellement fini ? |