Le château, une prison sans barreauw École de préservation, Cadillac, fonds Henri Manuel, années trente
L’exposition
« Le château, une prison sans barreaux ? Un patrimoine au secours des enfants de justice, XIXe-XXe siècles »

Créée et diffusée par le Centre d’exposition historique de la Protection judiciaire de la jeunesse

du 21 novembre 2007 au 29 février 2008
Centre d’exposition historique (PJJ 91)
CAE Ferme de Champagne
91605 Savigny-sur-Orge

COMITÉ SCIENTIFIQUE
• Michel Basdevant
• Véronique Blanchard
• Jacques Bourquin
• Jean-Christophe Châtelain
• Anne-Marie Châtelet
• Aïcha Garbar
• Mathias Gardet
• Laure-Estelle Moulin
• Julie Robert

COMMISSAIRES
• Mathias Gardet
• Véronique Blanchard

CONCEPTION ET RÉALISATION
• Moulin du pont (MDP)

EXPOSITION PRODUITE PAR
• Direction régionale de la PJJ Île-de-France
• Association pour l’histoire de l’éducation
surveillée et de la protection judiciaire des mineurs
• avec le soutien du CNFE-PJJ

Remerciements

CETTE EXPOSITION A BÉNÉFICIÉ DES PRÊTS
• du CAC de Fontainebleau
(merci à M. Damien Richard pour son aide
et sa collaboration)
• du Service des archives de la Justice
(tous nos remerciements à M. Faivre d’Arcier et à son équipe qui ont été d’une grande disponibilité)
• du Fonds iconographique du CNFE-PJJ
• du Fonds iconographique réalisé ad hoc par
Michel Basdevant.

LES BORNES ARCHITECTURALES
n’auraient jamais pu voir le jour sans le travail de
recherche précis mené par Laure-Estelle Moulin.

LE DIAPORAMA
est l’œuvre de Cixpack
avec les photos d’Henri Manuel

L’INSTALLATION DE L'EXPOSITION
n’a été possible que grâce à l’équipe de choc
des ouvriers d’entretien de la Ferme de Champagne
et de la DD 91. (Un grand merci à
Daniel Courtecuisse, qui a toujours été présent et efficace, ainsi qu’à Michel Littré et
Michel Marie-Antoinette).

LA FABRICATION
de la Baraque, des cloisons et des vitrines a été
entièrement prise en charge par l’atelier Menuiserie
du CAEI Ferme de Champagne (merci plus
particulièrement à Cédric Lejeune, professeur
technique et à Ahmed Cherif Ouazzani,
Samba Kanouté, Kimasi Levito Diasonama,
Olivier N’Finikilegé).

LES VITRINES BRILLENT
(comme toujours) grâce à l’énergie et au travail de
Luisa Ferreira

... Pourquoi les « châteaux de justice »

[Retour au début de l’article]
À la fin de la Première guerre mondiale, le mouvement de réaffectation connaît un nouvel essor, alors même que la crise des grandes fortunes et la baisse des revenus agricoles entraînent l’arrêt des chantiers de construction ou de réparation. Aucun château n’est édifié ou presque après 1918. Si la presse annonce de façon exagérée la fin de l’usage aristocratique des châteaux, les initiatives privées et publiques se multiplient pendant l’entre-deux-guerres dans le domaine social.

Aux traditionnels orphelinats s’ajoutent les équipements de la croisade sanitaire contre la tuberculose : colonies de vacances, écoles de plein air, aériums, préventoriums et sanatoriums.

Œuvres de bienfaisance, municipalités et services de l’État se disputent les occasions à saisir pour reconvertir ce patrimoine. Après la Seconde guerre mondiale, la politique des dommages de guerre et l’affaiblissement de la propriété privée des grands domaines semblent accélérer ce processus, même si certains commencent à en questionner l’aspect fonctionnel. Tous justifient cette politique par l’opportunité foncière et financière. Mais était-ce si opportun et pour qui ?

La remise en cause de l’usage des châteaux et de leur capacité d’adaptation à la fin des années 1960 donne tout son sens à cette question.

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Reportage photographique : installation de l'exposition
Reportage photographique : vernissage de l'exposition
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